Revues de presse 2015

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Revues de presse 2015

Message par Admin le Ven 25 Mar - 15:10

Nos banques marocaines à l’affût du financement participatif

Qui aurait cru, cela fait juste cinq ans,que la finance islamique intéresserait tous nos banquiers? Sur ce marché annoncé pour mai 2016, elles y seront finalement toutes, ou presque. Véritable Eldorado ou simple Terre promise où il fait bon conquérir une position commerciale? A en croire les sondages d’opinion et l’analyse typologique du comportement de l’acteur économique marocain, les attentes locales sont telles que la banque participative finira par entrer dans chaque foyer. Selon l’enquête publiée  par Thomson Reuters en 2014, «la banque marocaine participative pourrait potentiellement atteindre entre 3% et 5% de l’actif bancaire total en 2018. Cela correspondrait à une part d’actifs de la banque participative entre 5,2 et 8,6 milliards de dollars, générant un bénéfice net de pool entre 67 et 112 millions de dollars pour  la future industrie de la finance islamique au Maroc». Ces prévisions s’appuient sur des résultats d’enquête auprès de particuliers reprenant les investigations du cabinet IFAAS (Islamic Finance Advisory and Assurance Services), qui répondent à 79% être très intéressés par les produits financiers participatifs, et auprès d’entreprises, qui répondent à 71% qu’elles pourraient être intéressées et à 22% seulement être d’emblée intéressées. Moyennant une communication et une éducation financière appropriée auprès des entreprises, pour booster les emplois des futures banques, cette industrie naissante ne devra pas avoir trop de soucis dans la gestion actif-passif. Dans tous les cas, le marché marocain révèlera ses propres facettes et il n’y aura qu’à puiser dans les modèles bancaires islamiques de l’ALM (Assets & Liabilities Management) dans des marchés plus avancés.
D’où l’intérêt des joint-ventures conclues avec des géants de la finance islamique, principalement au Moyen-Orient. Ces derniers n’apporteront pas que le partage du risque, largement justifié par l’appétit légendaire des investisseurs du Golfe pour l’investissement au Maroc, mais encore la maîtrise opérationnelle, commerciale et de Charia Compliance de cette activité, qui reste inconnue pour la majorité des prétendants. Le défi majeur du risque opérationnel est l’impulsion dans le corps de la banque de l’attitude participative dans les contrats de financement, qui est une nouveauté notoire, par rapport à l’activité traditionnelle du crédit. Sur le plan commercial, il y a toute une ingénierie à importer moyennant customisation pour convaincre une clientèle affinitaire, qui est non seulement ignorante des règles de cette nouvelle finance, mais que le législateur a mis à l’épreuve de contracter des financements conformes aux préceptes de l’Islam, mais qui n’en portent pas le nom. Fort heureusement, l’action parallèle des associations professionnelles et de la société civile, ainsi que le rôle de la presse contribueront à familiariser les produits participatifs et les convertir dans le mode et langage locaux. Enfin, sur le plan chariatique, le rôle de l’expertise internationale sera d’outiller les cellules d’audit Charia interne aux banques pour négocier la compatibilité des contrats et surtout des montages financiers nouveaux auprès du comité central de conformité institué par le récent dahir relatif au Conseil supérieur des oulémas.
Sous la conduite discrète mais magistrale de Bank Al-Maghrib, un modèle d’association entre banques marocaines et banques internationales a patiemment été profilé depuis plusieurs années. Dans le premier acte de la symphonie, l’approche anticipatrice de certains grands groupes bancaires islamiques a été discrètement éconduite en raison de l’absence d’une réglementation appropriée, pour ne pas tomber dans les schémas



Finalement, les principales banques de la place pourront toutes offrir à leur clientèle une alternative islamique. Dans les cas de banque participative en joint-venture, la conversion des encours ne sera pas sans manque à gagner. Des protocoles ont-ils été prévus pour cela
tunisien ou algérien où l’on avait mis la charrue devant les bœufs. Cela avait permis de tester le marché en famille, par la promulgation d’une circulaire limitative, à laquelle n’avait franchement adhéré qu’un seul acteur de la place, déjà initié aux atours de la finance islamique, le groupe Attijariwafa bank. C’est dans le troisième acte que la convergence s’accomplira, entre le cadre juridique correctement apprêté et l’appétit des banques marocaines suffisamment aiguisé, pour absorber celui des banques internationales pour un marché local, en somme pas si énorme. C’est cela, le modèle local de partenariat, où l’on sera en mesure de ne refuser politiquement aucune demande de banque étrangère de pays ami et apporteur d’IDE, tout en préservant légitimement les intérêts et la stabilité de l’industrie nationale.
Ce qui est certain, par ailleurs, c’est qu’aucune des banques de la place ne veut rater les premières loges sur ce marché inconnu mais prometteur. C’est ainsi que tous les champions nationaux auront leur nom sur la liste. BMCE bank of Africa actionnaire majoritaire d’Al Baraka Participative Bank, Attijariwafa bank, qui se présente pour l’instant seule à l’affiche, malgré un mémorandum d’entente signé avec la Banque islamique de développement, CIH Bank et la CDG qui s’associent à Qatar Islamic International Bank, la BCP qui annonce s’allier non pas à une banque mais à un Groupe américain d’investissement immobilier, la BMCI qui couvre son entrée sur le marché par la filiale internationale de sa maison mère BNP Paribas-Najmah au Bahreïn. Il n’est pas étonnant que la CDG soit de la fête, elle qui doit, entre autres, assurer la fructification des dépôts du Waqf islamique et valoriser les dépôts des mineurs. Hormis ces devanciers, la finance participative ne sera pas limitée aux autres enseignes nationales, les portes des agréments de fenêtres islamiques leur étant pleinement ouvertes.
Vu du côté international, il manque à ce palmarès des partenaires les banques émiraties, telles que Dubai Islamic Bank, Bank Abu Dhabi Al Islami et Emirates Islamic Bank, les banques koweïtiennes, telles Kuwait Finance House, illustre par sa filiale turque, et des banques saoudiennes, telles que les mastodontes discrets que sont Al Rajhi, Al Bilad, sans oublier Faisal Bank, dont la tournée marocaine au printemps 2013 n’était pas passée inaperçue. Bénéficieront-elles d’agréments en leurs noms ou seront-elles appelées entre-temps par des banques locales à la recherche d’association?


Dernière édition par Admin le Sam 26 Mar - 9:00, édité 1 fois

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Re: Revues de presse 2015

Message par Admin le Sam 26 Mar - 8:56

Banques participatives au Maroc : ce qui va changer

Que prévoit le projet de loi bancaire pour les banques "islamiques" ? Quels sont les produits prévus ? Quel est
le rôle du Conseil supérieur des Oulémas et de Bank Al Maghrib
 Entretien avec Abderrahmane Belbachir, consultant en finance islamique, partner à Al Maali Consulting Group.


Le projet de loi bancaire vient d'être adopté par la première chambre. Qu'apporte-t-il concrètement en matière

de finance participative?


Le nouveau projet de loi bancaire inclut à côté des banques conventionnelles une nouvelle catégorie de
banques dites participatives dont l'activité et l'offre de produits doivent être conformes aux préceptes de la
charia islamique.
C'est le premier cadre législatif pour la finance participative au Maroc. C'est une sécurité juridique importante
pour les différents acteurs : les banques, les clients et les investisseurs notamment. Ce cadre juridique, une fois
promulgué, permettra au Maroc d'octroyer des licences à des banques participatives à part entière, ce qui
n'était pas le cas avec la circulaire de 2007 sur les produits alternatifs.


Quelles sont vos remarques sur ce projet de loi ?


Le Maroc a choisi, à l'instar de pays comme la Jordanie, le Koweït ou la Turquie, d'avoir une seule loi
bancaire incluant un chapitre sur les banques participatives, plutôt que deux lois séparées dans un souci de
cohérence et d'harmonisation de l'offre du secteur bancaire.
Notons qu'il s'agit, nous dit-on, d'un des textes qui a été des plus commenté de notre histoire parlementaire.
Ce qui indique que les attentes sont grandes. Certains amendements ont été apportés au premier texte. Certes
on peut regretter qu'il s'agisse d'un texte minimaliste - 17 articles dédiés - mais qui doit à notre sens
rapidement être complété par des circulaires d'application de Bank Al Maghrib. C'est en tout cas l'engagement
pris par celle-ci.
Il faudra cependant observer l'efficacité de sa  complémentarité et même sa duplicité avec le Conseil
supérieur des Oulémas avant de pouvoir se prononcer.

lire la suite :  Source : Medias24

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